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Qui n’a jamais râlé en achetant un billet de train sur le site de la SNCF ? Non pas à cause des problèmes techniques à répétition [1] [2] [3], ou de l’ergonomie exécrable [4], mais à cause du prix des billets qui n’est jamais le même. Pourquoi un Strasbourg-Paris peut couter un jour 45€, et le lendemain 2 fois plus cher ? D’où vient cette inégalité qui fait que dans un TGV, tout le monde n’a pas acheté son billet au même tarif de base ?
Voici la chronique de Philippe Val du 5 décembre dernier sur France Inter, qui analyse ces logiciels de vente en ligne intelligents.
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(Fichier audio – Source)
Extrait :
Je dois prévoir le prix du billet de train à l’avance pour une affaire ? Mais de quel droit me fait-on jouer ce rôle méprisable de radin qui guette au trou l’opportunité de faire une affaire ? Je veux payer les choses le prix qu’elles coutent, point !
Je ne peux qu’être d’accord, d’autant plus que la SNCF est un service publique. On ne devrait pas avoir à se poser la question à quel prix vais-je acheter mon billet cette fois ?
Alors OK, on sera tous content d’acheter quelque chose moins cher que le prix de départ. Mais est-ce normal ? Est-ce là notre société, ou notre culture, où il faut marchander le prix d’un billet ? Je pense aussi que Philippe Val a raison de dire que la majorité d’entre nous n’a aucune envie de prévoir 3 mois à l’avance une sortie au concert ou un voyage en train
, et ce pour faire des affaires. De surcroit, on nous pousse à acheter des choses dont on n’avait pas vraiment besoin au départ, sous prétexte que c’est moins cher. C’est mentir au consommateur de lui dire qu’il économise de l’argent, puisqu’il en a quand même dépensé !
Au-delà de la question de la vente en ligne de billets de train, d’avion ou de spectacle, on peut se poser la question de l’impact écologique. Comment est-il possible à l’heure actuelle d’acheter un billet d’avion pour 1€ ? Comment le consommateur peut imaginer, à un prix si ridiculement bas, ce que son trajet va polluer en kérozène brûlé dans l’atmosphère ? Un billet d’avion à 1€ est en total décalage avec le cout réel d’exploitation, et le coup porté à la nature. Ce déphasage entre le prix réel des choses et le prix auquel on les achète embrouille de plus en plus nos esprits, et se retournera contre nous un jour ou l’autre.